Premières impressions
Blog ouvert trois jours après mon arrivée; je publie donc avec un léger décalage...
(Notes prises le 6 août 2009)
Ici, début de matinée, d’après-midi en France ; l’avantage, c’est que je ne souffre pas trop du jet-lag, puisque, quand je me réveille à 7 heures (heure française), c’est encore le milieu de la nuit, et qu’il me reste 6 heures à dormir ; hier soir, je me suis allongée sur le canapé devant la télé, et je me suis endormie un peu après 9 heures (heure de NY) et dormi jusqu’à ce matin 7 heures (toujours heure locale) ; petit déjeuner avec pain aux céréales "français" (acheté chez d’Agostino, l’ancien petit épicier italien devenu super-marché), lait, beurre et fromage américains.
Les choses familières ont un aspect différent et légèrement déroutant, et le système de mesures n’est pas le nôtre ; tout semble « oversized » : le beurre est vendu en gros paquets cartonnés, qui doivent correspondre à une livre ; j’ai fini par trouver un paquet à peu près de la taille de nos 250 g ; une fois ouvert, le paquet cartonné a révélé deux barres à section carrée, enveloppées dans du papier, ce qui n’est d'ailleurs pas si mal ; le yaourt est conditionné en petits pots séparés, ou alors en gros pots, comme le fromage blanc chez nous, et le lait en gros bidons (d’un gallon ? il faudra vérifier) ; heureusement, il existe des bouteilles d’un « quart », qui correspondent à peu près à un litre. Pas de lait UHT (en tout cas, pas vu). Et encore, ici, c’est NY, où tout le monde semble prêter attention à consommer « healthy », voire bio, qui se dit ici "organic". Les prix des fruits et légumes sont indiqués en lb, c'est-à-dire en livres, à peu près un demi-kilo. À 8 pm (20 h), le magasin est toujours ouvert, et plein de monde ; visiblement, se faire livrer est une pratique courante, je vais donc me renseigner.
Hier, après la visite au et du lycée (sans élèves, cela paraît être un établissement extraordinaire, neuf, et très agréable), je me suis arrêtée dans un « deli » (je suppose que c’est l’abréviation de « delicatessen ») kosher fréquenté par toute la famille de Woody Allen pour déjeuner (salade grecque, petit pain au sésame et café) et acheté des cerises (« sweet cherries », mignon, non ?) à un vendeur ambulant sur York Avenue. Délicieuses !
Yorkville, mon quartier, est très sympa: tout à fait comme celui que l'on voit dans le film de Woody Allen, Whatever works; gens très décontractés, de toutes sortes et de toutes races, joggeuses en short, brassière, genouillère et casquette, qui exhibent un bronzage un peu trop orange pour être tout à fait naturel; plein de boutiques, de petits commerces et services (blanchisseries, serruriers, quincailleries, draps et tapis, drug-stores, épiceries, coffes-shops, restaurants, sushis, delis, and so on); taxis jaunes partout (le jaune est la couleur dominante des voitures); arbres et fleurs dans les rues, poubelles aussi, immeubles avec entrées à perrons et rangements poubelles. Beaucoup de chiens, que l’on promène, mais les propriétaires ramassent les crottes ; trottoirs propres, différents selon les rues et même les immeubles (je me demande s’il ne revient pas au board de chaque immeuble d’entretenir son trottoir et les fleurs ; il y avait hier soir sur NY1, la chaîne de TV locale de CNN une émission sur le concours des rues fleuries de New York, et apparemment, l’entretien est du ressort des citizens qui habitent la rue).
Sushi, à l'angle de la 81st et YorkAvenue
et en face, chez Gracie